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Bus Macron : triste fable

Il était une fois un service public, les TER. Certes couteux mais bien utile aux manants et autres laborieux sujets du beau royaume de France. Vint un jour un preux, jeune et séduisant chevalier arborant fièrement l’oriflamme d’un socialisme fier et courageux. « Moi, Chevalier Macron du royaume de Rothschild, je jure sur le saint bénéfice de tout faire pour que vous, bas peuple sans costume, puissiez aller travailler plus aisément et presque sans bourse délier. Admirez l’idée lumineuse qu’est la mienne : octroyer patente à tout seigneur pour affréter BUSligences à vil coût pour vous porter là où le labeur vous requiert. »

Ce qui fût dit, fût fait, et par un beau matin de l’an de grâce 2013, les sujets de sa gracieuse majesté Normale 1er, purent, à vil coût emprunter moult BUSligences nouvellement acquises par les seigneurs avides de parts de marché. Las, ce qui était prévisible se produisit : les TER furent désertés progressivement, à mesure que se remplissaient toujours plus les fières et reluisantes diligences. N’ayant plus de sujets à transporter, nombre de liaisons de TER fermèrent pour le plus grand profit des pouvoirs locaux, enchantés de pouvoir économiser ainsi quelques précieux euros. Revint alors le chevalier Macron pour informer la population que désormais, les transports en BUSligences seraient facturés au coût réel, que par conséquent, le prix des trajets augmenterait nécessairement et ce dans une mesure pour le moment inconnu.

Et c’est ainsi que disparurent les TER, service public perfectible certes, mais au combien utile aux manants, au profit de barons fort aises de se voir ainsi confier une nouvelle rente dont ils fixeraient désormais eux-mêmes le montant. Ou comment transférer un service public au privé au mépris de l’intérêt général et de l’environnement. Et nous avons déjà connu cela au travers de la cession des autoroutes, de la délégation de service public pour la distribution d’eau, des parkings, de la construction des hôpitaux, etc. Il faut toujours avoir à l’esprit qu’un industriel n’est jamais philanthrope, son objectif n’est pas l’intérêt public, mais faire de l’argent. Et ces deux objectifs sont par essences antagonistes. Toujours.