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Sarkozy, Hollande : la synthèse Macron

Prenez le personnage de Nicolas Sarkozy, son narcissisme en toute circonstance, son amour de soi démesuré, son ambition puérile conjuguée à un hyperactivisme qui en fait un « écolier agité », dixit Patrick Buisson, sa propension à susciter chez certains électeurs une passion furieuse, son messianisme si dérangeant, sa capacité à faire de ses meetings des shows à sa propre gloire, son envie furieuse d’être en permanence sous le feu des projecteurs, son instrumentalisation de sa femme pour se forger une image de président obamesque, son talent oratoire, ses tics et mimiques inimitables, sa cupide passion de l’argent, son absence de scrupule quant il s’agit de l’étaler en fêtant ses victoires personnelles, son festivisme si désespérément moderne, son intérêt pour les people à défaut d’un quelconque pour le peuple, son inattention aux mots et à leurs significations, son peu d’intérêt pour la valeur de la parole donnée, sa soif immodérée de pouvoir au mépris de tout bien commun, son habileté à se faire passer pour le candidat de la rupture et du changement, son indéniable compétence en marketing politique.

Ajoutez-y la politique de François Hollande, sa répudiation masquée et progressive du marxisme, sa compromission avec le libéralisme, sa volonté de moderniser la gauche, de la mettre à l’heure de la mondialisation, de l’adapter aux problématiques contemporaines, de lui donner les armes pour relever les nouveaux défis citoyens son abandon de la question sociale, son remplacement par la question sociale, son mépris des sans-dents, des prolos évidemment rétrogrades, réactionnaires et nauséabonds, sa soumission à Bruxelles, à Merkel et aux lobbies mondialistes, son indécision chronique dès qu’il faut choisir, c’est-à-dire gouverner, son refus de la clarté au profit d’un nuage de fumées et de vents pour rassembler et unir, son absence de profondeur historique et de sens politique, son incapacité à voir au-delà des prochaines échéances électorales, son incompétence à garantir la puissance de la France.

Prenez le pire des deux derniers présidents, et vous obtenez Emmanuel Macron. En marche vers un douloureux quinquennat !