Skip to content

Robert Ménard ou le Trump à la française ?

Ce nom, vous devez sans doute déjà en avoir entendu parler. Il y a quelques jours, le nouvel observateur parlait de l’homme politique dans un article assez cru et un peu plus actuellement à cause d’une nouvelle polémique de « fichage de l’ADN des chiens de Béziers » rejeté par la justice. (Source Sud-Ouest et RTL)
Pour vous résumer la position politique qu’il adopte, revenons en 1940 avec le fichage des Juifs. Il serait selon lui envisageable de faire de même en France en 2016 pour les enfants musulmans dans les écoles, pour tous les musulmans, voire pour les étrangers. Comme si les « distinguer grâce à leurs prénoms » cela ne suffisait pas. Selon lui être français c’est « être blanc, européen et catholique », Sans parler de la théorie du remplacement à laquelle il adhère totalement « les étrangers sont jugés trop présents en France par rapport aux « vrais » français qui « disparaissent » et se voient « voler » leurs places (emplois/études etc) « de droit » par des étrangers.

Qu’en pense la jeunesse ? j’ai demandé à plusieurs personnes de me donner leurs avis.
« Ce genre de personne engendre la haine et détruit notre société avec leurs manques de connaissances et d’ouverture d’esprit. » -Héléna, 19 ans, étudiante à Nanterre.
« Il confond l’islam et le terrorisme (…) comment peut-on affirmer vivre dans un pays mixte mais refuser de se mélanger avec les étrangers ? Sans étrangers il n’y aurait même pas de quoi vivre. » -Maria ,18 ans, étudiante à la Sorbonne.
« Je pense que notre génération sera l’une des premières où des enfants d’immigrés vont occuper de grands postes et j’ai l’impression que cela dérange » – Marie, 17 ans, étudiante.

Ces avis concordent et nous poussent à nous remettre en question, comment l’homme peut-il en arriver là ? Pourquoi avoir créé des concepts comme la laïcité, pour les bafouer ? Dans une société multiculturelle, ouverte d’esprit, il faudrait (enfin) réussir à outrepasser ces « idées » pour voir en chaque être humain notre semblable et accepter nos différences. Alors que les manières de penser devraient avoir évolué, elles régressent: c’est là en quelque sorte un défi pour les nouvelles générations et celles à venir: relever le niveau de crédibilité de l’humanité.