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Quel futur pour la recherche ?

On se demande régulièrement pourquoi les jeunes diplômés Français sont plus souvent que leurs voisins Européens candidats à l’expatriation. A l’heure où ils devraient commencer à rembourser leur dette vis-à-vis de la société et alimenter le système social en cotisant et en payent des impôts, de plus en plus se laissent séduire par le chant des sirènes internationales. Que l’on soit d’accord ou pas, c’est un fait. Et si on envisageait, un instant, que cet exode leur soit bien plus imposé que choisi ?

Notre gouvernement, vient de proposer d’annuler d’un trait de plume 256 millions d’euros destinés à la recherche et à l’enseignement supérieur. Ces fonds devaient normalement alimenter le CEA, le CNRS et l’INRA… Dans le même temps l’Allemagne que notre gouvernement prend à loisir en exemple, à augmenter de 75% son effort dans ce domaine sur les 10 dernières années. Et les Etats-Unis, ont eux, doublé leur investissement dans la recherche énergétique… Cette décision doit être entérinée ce mardi, et je ne suis pas certain que l’appel de 7 prix Nobels et d’une médaille Fields soit de nature à changer l’ordre des choses. (source : le monde).

En parallèle, on apprend également que les investissements étrangers ont reculé de 2% l’an dernier sur le sol Français, et que dans le même temps, ils augmentaient de 20% au Royaume Uni et de 9 % en Allemagne. Pire, le nombre d’investisseurs envisageant de s’implanter ou d’étendre leur activité a baissé de 11% par rapport à l’an dernier (source : France info). Cela montre la défiance des investisseurs étrangers par rapport à la politique menée par notre gouvernement.

La conjonction de ces deux faits, pousse les futures élites à s’expatrier. Et c’est un drame pour la France qui n’est plus en mesure de soutenir la concurrence sur le terrain de l’innovation technologique.

Alors, les jeunes, ont-ils raisonnablement raison de vouloir vivre ailleurs que sur leur terre natale ? Peut-on vraiment leur reprocher de vouloir une vie meilleure ? Au début de sa vie active, il est normal d’avoir une faim de loup et une ambition à la hauteur de ses rêves. La philanthropie, la conscience sociétale vient après, une fois que l’on s’est prouvé à soi-même ce que l’on pensait devoir se prouver. Le problème est qu’une fois parti, ces jeunes, ne reviennent pas, et c’est une perte irrémédiable pour la France et une hypothèque sur le futur. Malheureusement je ne peux pas les condamner…

Par contre je peux, et je condamne les « élites » qui sabordent un peu plus chaque jour ce qui pourrait inciter ces jeunes à rester chez eux. Cette annulation de crédit est mortifère pour la France, pour les générations futures et pour l’espoir. Une fois de plus l’application de l’ultra court terme, et le calcul politique l’emportent sur la raison.