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Pouvons-nous encore changer le monde ?

Notre monde est si vaste, si complexe que nous doutons de notre capacité à le révolutionner. Nos sociétés vibrent d’énergies contradictoires entre notre désir de changement et notre peur d’un renversement trop incertain. Nous nous sommes habitués au moins pire, si bien que le meilleur paraît hors de portée ; à force de trop nous expliquer qu’il n’y avait qu’une seule voie possible, nous avons abandonné nos espoirs de révolution.

Pourtant, des transformations radicales sont plus nécessaires que jamais : une société en perte de sens ne peut se régénérer sans se réinventer et c’est précisément ce qui lui fait défaut aujourd’hui. Ceux à qui nous déléguons notre pouvoir politique ont failli : n’attendons plus que la solution nous descende du ciel ou de l’Elysée, mais élaborons-la collectivement.  Emancipons-nous des structures qui nous interdisent de penser un autre monde, agissons sans demander la permission !

Un projet de transformation sociale verra naturellement s’opposer ceux qui ont plus à perdre qu’à gagner dans la nouvelle définition des rapports de force.  Dès lors, toute expression d’une pensée différente de l’idéologie dominante se verra combattue par les dominants qui veillent à perpétuer le système dans lequel ils ressortent gagnants. Chacun s’arroge le droit de définir l’intérêt général selon ses intérêts particuliers : la meilleure garantie de son respect reste donc l’expression de la volonté générale du peuple.

À ceux qui possèdent tout, confortablement installés au sommet de tours arrogantes, qu’ils se sachent isolés : leur système ne survivra indéfiniment. C’est maintenant qu’il faut construire la société de demain ; va-t-on encore s’accrocher à la sauvagerie capitaliste qui a prouvé son incapacité à permettre l’épanouissement et l’émancipation de tous ? Ou voulons nous enfin d’une société égalitaire, ouverte, solidaire, consciente de la nécessité de préserver son environnement ? Il est temps d’envisager une autre route avant qu’il ne soit trop tard. Loin du déclinisme, il est excitant d’imaginer toutes les possibilités qui s’offriraient à nous.

La révolution, dernier rempart avant le chaos ?