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Peut-on douter de l’objectivité médiatique ?

Avant toutes choses, je tiens à être très clair sur un point, je ne cautionne aucune violence quelle qu’elle soit. Ce point étant clarifié, cela n’empêche pas de prendre un peu de recul sur la manière dont les médias traitent l’information, en particulier les différents mouvements contre la loi El Khomri.

Nous sommes abreuvés à l’envie de reportages sur les casseurs, les violences contre les forces de l’ordre, et d’une manière plus générale contre tout ce qui représente L’État. Ces violences existent c’est incontestable. Pour autant est-il légitime de passer sous silence les dizaines, les centaines de blessés parmi les manifestants. J’en veux pour exemple, le journaliste indépendant qui est plongé dans le coma depuis le 26 mai. Il a reçu une grenade de désencerclement sur la tempe et cela en marge d’une manifestation. (Source  Figaro et le JDD), et pas un mot dans les 20h00.

Je ne crie pas à la bavure, je veux simplement souligner que les mainstreams si prompts à faire tourner en boucle les informations faisant état d’agressions de policiers ou de CRS sont étrangement silencieux. Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur la manière dont est traitée cette information sur ces deux médias…

Tous les autres médias ne présentent qu’une seule et même face de l’information. Des casseurs qui saccagent dans l’unique but de casser. Ces types d’individus existent, c’est également un fait, et je reviendrai dans un prochain billet sur leurs motivations.

Le vrai drame est qu’il n’est plus question de réfléchir sur le fond et sur ce qui a amené la France dans cette situation ; un projet de loi plus que discutable rejeté par les Français, par le parlement et pour lequel le gouvernement fondamentalement divisé n’a eu d’autres choix que d’utiliser l’arme atomique parlementaire.

Si à cette présentation partiale de la situation on ajoute le fait que RSF pointe du doigt l’autocensure de la presse, on ne peut que constater et déplorer la mainmise du capital sur l’information. J’en veux pour preuve le papier du Nouvel Obs qui démontre à quel point la presse est orientée. La diatribe de Rufin contre les médias est plus discutable sur la forme mais tout aussi argumentée.

Alors entre le gouvernement qui impose des lois scélérates, qui fait tout pour attiser la violence dans un mortifère espoir de rallier l’opinion publique, et les médias à l’objectivité plus que douteuse, comment le citoyen peut-il encore se forger une opinion éclairée ? Les médias alternatifs tentent de faire contrepoids, mais un certain nombre sont encore plus partisan que les mainstreams.

Que les médias « appartiennent » à des holding est un fait normal dans une société capitaliste. Ce n’est pas en soi un problème. Le problème est que, tous les médias censés nous informer font tous partis du même courant «d’opinion». Et paradoxalement on laisse à penser que la pluralité et le droit à une information libre sont des notions essentielles dans notre société. Quand tous les médias portent la même vision de l’information, il me semble que les médias portent un autre nom…