La persécution des Rohingyas en Birmanie

Les Rohingyas sont une minorité ethnique musulmane, persécutés en Birmanie depuis des décennies. Dans son dernier album, le rappeur Médine revient sur leur situation à travers le morceau « Nour – Enfant du destin » : l’occasion de sensibiliser l’opinion publique à la cause d’un peuple opprimé.

Petite Nour est un genre d’héroïne rare
Qui mène sa barque d’orpheline chez les Rohingyas
Ce peuple d’apatrides dont plus personnes se soucie
Pas même la nobel de la paix Aung San Suu Kyi

La persécution des Rohingyas commence en 1962 avec l’accession au pouvoir du dictateur Ne Win et les juntes militaires qui lui ont succédé jusqu’en 2012. Leur volonté de purification du peuple birman associée au nationalisme bouddhiste font d’eux des ennemis des autorités birmanes. Privés de la nationalité birmane à partir de 1982, ils deviennent alors apatrides et voient leurs droits politiques, économiques, sociaux, familiaux, peu à peu supprimés.

Exclus de la société, ils subissent des attaques de la part des communautés majoritaires là où ils vivent : violences, meurtres, habitations brûlées, tortures, viols collectifs. Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, reste passif – donc complice ? – et semble abandonner les Rohingyas à leur sort. Parfois, l’armée elle-même ferme les yeux ou prend part aux exactions à l’encontre de cette minorité musulmane ; coupables de déni, les autorités birmanes sont impuissantes face au poids de la religion bouddhiste mais aussi de décennies de violentes campagnes anti-rohingyas qui ont installé une culture de la haine au sein de la société. Les Rohingyas sont obligés de fuir : une offensive de l’armée birmane début janvier a conduit 22 000 d’entre eux à rejoindre le Bangladesh, rien qu’en une semaine.

Encore aujourd’hui donc, le sort réservé aux Rohingyas est une barbarie injuste et inacceptable. Face au silence de la communauté internationale, c’est aux peuples de se montrer solidaires et de se mobiliser, entre autres par le biais de la musique…

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