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Octobre : l’ambiance est aux calculs politiques

Maintenant 6 mois avant l’élection politique suprême, les jeux ne sont toujours pas faits, loin de là. Probablement que la présidentielle de 2017 fera partie des plus indécises à 200 jours passés du premier tour du scrutin. Malgré une baisse du chômage-record (-1,9%) inédite depuis 1996, la côte du Président n’a jamais été aussi faible dans les sondages d’opinion. Seuls 4 % des Français sont satisfaits de l’action de François Hollande. Donné perdant dans toutes les situations.

“Pas de bol” pour le président sortant qui semble définitivement à terre depuis la sortie d’“Un président ne devrait pas dire ça…” de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, cumulation d’entretiens sur l’ensemble de son quinquennat. Sortie le 11 octobre tout comme son interview à l’Obs « Je suis prêt » qui devait initialement acter le début de sa campagne pour 2017. Campagne presque mort-née donc. Cependant, de par la philosophie des institutions de la Ve république du Général De Gaulle, mieux vaut pour un président sortant mourir sur le champ de bataille plutôt que de déserter le combat. De plus, François Hollande est le plus légitime à défendre le bilan de son gouvernement. Au-delà de ça, il ne tient à rien pour lui de redevenir soudain le candidat crédible et capable pour son face-à-face avec Front National. Un attentat par exemple. Lui-même est toujours aussi certain en ses petites chances de gagner, cela il le sera probablement jusqu’au bout. Il manoeuvre tant bien que mal pour se garantir une issue victorieuse. En laissant aller le doute sur des candidatures « leurres » – Manuel Valls, Ségolène Royal – pour entretenir un brouillard stratégique dans lequel il aime tant naviguer.

Au centre encore, l’autre candidat toujours pas candidat c’est Emmanuel Macron qui ne sait pas, ne sait plus s’il doit mettre en route la machine. S’il l’était (candidat), il disputerait alors l’aile gauche du centre avec le vainqueur de “la primaire de gauche” et l’aile droite avec Alain Juppé, probable gagnant (sauf surprise) des primaires. Il sera néanmoins privé de l’aile gauche de l’échiquier politique. Soit déçue, soit déjà rassemblée derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui jouit d’une bonne dynamique de campagne. Le parti communiste quant à lui, se tâte encore entre survivre en soutenant (difficilement) le parti socialiste qui lui garantirait quelques sièges. Ou jouer le tout pour le tout en soutenant Mélenchon. Le parti tranchera la question début novembre. À suivre.