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« Nouveau Souffle » : un réveil progressiste ?

Ce 4 novembre a vu la création d’un nouveau mouvement politique. Lancé par des jeunes de 17 à 21 ans, Nouveau Souffle entend apporter une vision neuve de la société et s’adresse à la jeunesse qui ne se résigne pas. Pour quoi faire ?
Ils proposent la construction d’une société « post-libérale, écologiste et progressiste » et développent leur projet à travers une liste de dix idéaux. Inspirés par différentes organisations classées à gauche (Nouvelle Donne, Économistes atterrés et d’autres), ils avancent plusieurs mesures comme le revenu de base, la réduction du temps de travail ou le référendum d’initiative citoyenne.

14906846_215372758894210_7478746120260343408_nNouveau Souffle illustre la volonté d’une jeunesse qui reste combative malgré les sombres perspectives de 2017. La gauche, paralysée par ses divisions, ne parvient pas à porter de projet progressiste crédible sur la scène politique et laisse un boulevard à la pensée réactionnaire. Ce mouvement devra combler ce vide pour faire peser ses idées dans le débat public et créer les conditions d’une alternative.

Tournée vers la jeunesse, la démarche se veut collaborative et encourage chacun à se mobiliser : reste à savoir si elle trouvera son public. Nouveau Souffle devra aussi veiller à rester fidèle à ses valeurs et à ne pas devenir une organisation politique comme les autres, au risque de se retrouver enlisée dans des luttes intestines. Interrogé sur la question, Augustin Yzèbe, un des fondateurs du mouvement, se montre confiant :

« Ce qui motive nos militants, c’est leur engagement pour changer le monde non pour eux mais pour la société entière, loin du carriérisme et de l’atmosphère nauséabonde de la compétition politique actuelle. Si nous nous investissons, ce n’est pas pour nos intérêts personnels mais avec l’ambition d’apporter de nouvelles propositions en politique, qu’importe le candidat qui prend de nos idées dans son programme, le plus important c’est justement de faire avancer ces idées dans la société. »

Tant qu’elle est menée avec sincérité, toute contribution au renouvellement politique doit être accueillie avec bienveillance. Seul le temps nous dira si la conviction de quelques jeunes engagés impulsera une réelle dynamique progressiste.