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Nicolas Sarkozy, candidat républicain

Avec une primaire de droite qui voit s’affronter de (très) nombreuses personnalités politiques, les candidats essaient de faire de leur mieux pour séduire les électeurs et participer à la prochaine élection présidentielle. Situé dans les sondages derrière son principal rival Alain Juppé, maire de Bordeaux, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy tente de s’attirer les faveurs d’un électorat plus large, en utilisant une méthode qui semble avoir fait ses preuves : celle de Donald Trump, actuel candidat républicain aux élections présidentielles américaines dont les écarts ne sont plus à présenter.

Depuis le début de sa campagne, Sarkozy a eu un discours très ciblé : récemment, il a indiqué qu’il travaillait sur un projet de loi visant à interdire le voile islamique dans les lieux publics, chose immédiatement démentie par son équipe de campagne dans un environnement moins médiatisé. Lors d’une autre intervention, il a également déclaré que « dès lors que l’on devient Français, nos ancêtres sont gaulois », pour le plus grand bonheur de ses adversaires, sautant sur l’occasion pour le ridiculiser – Jean-Marie Le Pen l’accusant de se ‘’Jean-Mariser’’, ou encore Alain Juppé déplorant la ‘’nullité du débat’’

Toutefois, ces multiples péripéties ne sont pas sans rappeler l’incroyable arrivée en fanfare de Donald Trump dans le parti républicain. Faisant preuve d’un populisme exacerbé, d’un discours ciblant les minorités, l’homme d’affaires a réussi, à la surprise générale, à se propulser au-devant de la scène républicaine, écrasant ses principaux adversaires dans le parti. Aujourd’hui, l’impulsif Trump est encore tout à fait capable de devenir celui qui remplacera Barack Obama à la Maison Blanche.

Pour le moment plus modéré dans ses propos, Sarkozy cherche tout de même à récupérer les votes des habitués de l’extrême droite en tenant un discours plus stigmatisant que lors de ses deux précédentes campagnes. Il espère ainsi se retrouver une nouvelle fois au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017.

En ce début de primaire, la droite se montre très divisée dans ses idées, laissant le champ libre au Front National pour prendre de l’avance.