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Quel monde léguerons-nous à nos enfants ?

Après cinq années de présidence Hollande, marquées par une politique menée par Manuel Valls, il convient que l’on se questionne, mutuellement, individuellement. Chacun doit être lucide sur la réalité de la situation de la France, de l’Union européenne et du monde dans son infinie grandeur. Que l’on soit riche ou pauvre, la situation de l’autre doit nous intéresser. Notre pays n’existe que parce-qu’il englobe une communauté, diverse, grande et hétérogène : c’est ce qui fait sa richesse, c’est ce qui fait sa beauté. Mais au-delà du bilan de ce mandat dont seule l’Histoire déterminera s’il fût bon ou mauvais pour la France, nous devons penser le pays dans lequel nous voulons nous épanouir, celui dans lequel on espère voir nos enfants grandir, avant, à leur tour, de s’épanouir.

Souhaitons-nous laisser le pouvoir décisionnaire aux puissants, à celles et ceux qui l’exerce depuis déjà des décennies, au petit nombre de personnes qui possèdent plus que la moitié de la population, à celles et ceux qui viennent aujourd’hui nous faire croire qu’ils combattent l’« élite » ? Allons-nous nous laisser abattre par ceux-là ? Allons-nous les laisser continuer une certaine politique infâme qui tenterait de supprimer nos acquis sociaux ? Voulons-nous que les femmes soient de nouveaux considérées comme des esclaves vouées à procréer, satisfaire les besoins de l’homme ? Avons-nous envie que nos enfants grandissent dans un monde dénué de culture, d’art, de travail épanouissant ?

Pour eux, avons-nous envie d’un monde où les uns travaillent 49 heures chaque semaine en touchant à la fin du mois un SMIC jamais revalorisé pendant que d’autres gagnent 100 fois ce salaire en restant assis à donner des ordres ? Tel n’est pas le monde dans lequel je souhaite voir mes enfants grandir. Pour mes enfants, je rêve d’un monde propre, sain, où ils pourront respirer sans masque, où ils pourront manger ce dont ils ont envie sans avoir à craindre qu’un animal ait été tué pour satisfaire leurs besoins. Pour ma fille, je rêve d’un monde où elle pourra exercer le métier qu’elle veut, sans qu’on lui rappelle sans cesse que sa place n’est pas ailleurs que dans la cuisine.