Migrants : premiers froids et détresse humaine

Migrants : premiers froids et détresse humaine

Dans peu de temps, les premiers froids vont arriver, et avec eux, plus de détresses, de souffrances et de misères humaines. Quel avenir pour toutes ces personnes, hommes, femmes et enfants qui sont là et attendent aux frontières des pays européens ? Pour la nature, ces premiers froids sont une bonne nouvelle, mais pour ces personnes qui fuient l’horreur, c’est loin d’en être une. La pluie, le vent, les pieds dans la boue, le froid, les maladies dues à l’humidité et au manque d’hygiène vont aggraver leurs situations déjà désastreuses. Une situation qui ne dérange pas vraiment les gens, du moment que ça ne les touche pas directement. Et nous, pays des droits de l’homme, toutes ces personnes que nous tenons captives et qui ne désirent pas rester en France, que vont elles devenir ?

Que fait le président français pour exiger de l’Angleterre qu’elle reprenne sa frontière ? 11 hommes, femmes et enfants environ périssent chaque jour depuis ces 12 derniers mois. Combien d’autres Alan Kurdi – cet enfant échoué mort sur la plage – pour commencer à réagir et à exiger de nos élus de vraies solutions et non de ne faire que de la communication. 300 000 personnes environ ont fait la traversée de la Méditerranée. En fermant la route des Balkans et en nous dédouanant de notre responsabilité en laissant la Turquie agir, nous n’avons fait que changer le parcours des migrants. Peut-être que l’arrivée vers l’agrément a diminué, mais rendant alors, leurs traversées bien plus dangereuses.

Qu’attendent-ils pour les faire attendre dignement et préparer la période de froid qui d’ici peu va arriver ? Des aides supplémentaires doivent être débloquées, en argent ou en matériel qu’importe. Qu’attendent-ils pour aider les plus faibles, les mères et les enfants et prendre en charge les orphelins ? Une situation devenue inacceptable où tous les pays doivent agir ensemble à echelle européenne et internationale. Nous-mêmes devons tendre la main en dons ou bénévolement, nous devons agir.