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Médias : entre lobbying médiatique et censure

Le problème qui se pose de nos jours est que nous ne tirons plus profit de l’ensemble des moyens de communication dans l’optique d’encourager la démocratie, au contraire, ils sont aujourd’hui une arme contre-démocratique qui prend en otage l’intérêt général au nom d’intérêts particuliers dans un but lucratif.

Le rachat de Canal + par Vincent Bolloré n’est pas passé inaperçu en France, en effet après une violente dépolitisation de la société et une refonte des programmes, il est difficile de ne pas voir la différence entre l’avant Bolloré et aujourd’hui. Les Guignols de l’Info, souvent considérés comme trop critiques ont rapidement fait les frais de cette quasi-censure, en effet après un arrêt de quatre mois, ils sont réapparus en crypté et sans leurs auteurs historiques. On retrouve aussi sur l’infographie publiée sur Le Monde diplomatique d’autres grosses fortunes comme l’homme d’affaires franco-marocco-israélien Patrick Drahi qui est le principal actionnaire de SFR, groupe étant lui-même propriétaire du journal Libération et de l’Express, de la radio RMC et des chaînes de télévision BFM TV et RMC Découverte.

À l’aube des élections présidentielles, les candidats savent que ces médias ont une influence plus qu’importante sur le peuple, chose que les dirigeants savent et utilisent quotidiennement. Les personnalités politiques sont donc très soucieuses de l’image d’elles que reflète la presse car elles sont conscientes qu’il est facile de rapidement changer l’opinion publique à leur sujet. C’est ici que cela devient dangereux puisqu’il est possible pour les propriétaires de ces moyens de communication d’utiliser la puissance de leur influence sur le peuple pour le pousser à voter pour ou contre certains candidats en les médiatisant plus ou moins, ces derniers peuvent donc être amenés à prendre des décisions qui joueraient en faveurs des propriétaires de ces médias.

Aujourd’hui tout ne parvient pas au peuple s’il ne se charge pas lui-même d’aiguiser son sens critique. En revanche internet et les réseaux sociaux constituent un moyen de nous réapproprier totalement l’information et de contrer cette invasion des grands groupes dans notre façon de voir le monde.