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Manuel Valls, la tête d’affiche d’une gauche affaiblie

Suite à l’annonce officielle de sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, c’est le lendemain, le 6 décembre 2016, que Manuel Valls a officiellement quitté son poste de Premier ministre. Et on l’a su dans le même temps : c’est à Bernard Cazeneuve, ancien Ministre de l’Intérieur, de reprendre le flambeau pour un mandat de seulement 5 mois.

Une candidature attendue, d’autant plus après la décision historique de François Hollande de ne pas se représenter, jugée «contrainte et forcée» selon François Bayrou et «la meilleure [qu’]il a prise» selon l’économiste Thomas Piketty. En effet, jamais un président sous la 5ème République n’a renoncé à une possible réélection, même si cette décision n’est pas vraiment surprenante, au vu des 94% des Français qui l’approuvent. Une impopularité chez François Hollande, fragilisé après la candidature de son ex-Ministre de l’Économie Emmanuel Macron, qui a lancé son mouvement transpartisan « En Marche » en avril 2016.

Par l’intermédiaire de Valls, la gauche se cherche un candidat fort pour la représenter, bien loin du théorique rassemblement souhaité au vu des derniers séismes au sein du parti. Une figure déterminée et intransigeante pour tenir tête au candidat de droite François Fillon, dont la popularité d’abord timide s’est développée au fil des mois pour enfin emporter les primaires de la droite au second tour, face à Alain Juppé. Le gouvernement impopulaire d’Hollande (la « Loi Travail » passée en force y contribue grandement) aux positions jugées trop souvent favorables aux patrons se cherche une nouvelle tête d’affiche, et c’est bien Manuel Valls qui s’y attèle. Un programme solide sera indispensable face à une droite et une extrême-droite aux intentions de votes de plus en plus élevées.

Les primaires de la gauche seules pourront conclure s’il s’agissait d’une bonne décision ou d’une dernière tentative d’une certaine gauche affaiblie par le quinquennat d’Hollande, dans le seul but de garder une place à tout prix sur la scène politique française.