Skip to content

Les sondages, faut-il les remettre en question ?

La tendance, depuis l’ère du numérique, est au sondage. Ces chiffres influent fortement sur l’opinion publique puisqu’ils légitiment la position de meneur des candidats à la présidence, comme nous connaissons actuellement. Les voir se tromper mène à des interrogations sur l’efficacité de leur rôle. Faut-il remettre en question les sondages ?

Nous avons fait face à de nombreuses fois où les sondages n’avaient rien vu venir comme avec le Brexit, ou encore avec l’élection de Trump à la présidence américaine. Les sondages avaient pourtant prédit tout le contraire. Comment fonctionnent-ils ?

Autrefois, c’était la mode des sondages par téléphone, mais la méthode était coûteuse et avec l’avancée d’internet, la mode s’est élargie et s’est simplifiée. Les sondés sont aujourd’hui des personnes volontaires qui, en échange de cadeaux, de réductions, ou de bons d’achat, répondent aux enquêtes des instituts de sondage. Le problème est dans cette méthode qui falsifie le résultat : un sondé qui est habitué à cette tâche aura tendance à ne pas être sincère puisqu’il ne visera que le prix obtenu en étant sondé. L’Institut français d’opinion publique (IFOP) utilise un moyen pour déjouer ce manque de sincérité : les sondés ne peuvent répondre qu’à quelques enquêtes durant l’année (environ trois ou quatre) et des outils ont été mis en place pour déceler les sondés qui répondent trop vite aux questions.

Si le problème de la sincérité peut être résolu ainsi, qu’en est-il du problème de la représentativité de la population ?

En effet, l’échantillon sondé doit représenter la population. Les instituts de sondage se fondent alors sur les chiffres de l’Insee pour reconstituer la France en miniature. Age, profession, niveau de diplôme, domicile, rien n’est laissé de côté et ce afin de garantir une fiabilité certaine. Pour qu’un sondage soit représentatif de la population, il faut sonder au minimum 1000 personnes. Mais une marge d’erreur est estimée entre 2 et 3 points sur chaque sondage ; parfois, c’est plus.

Les sondages sont importants, mais il faut lire les courbes d’évolution pour mieux les comprendre. La tendance reflète davantage la réalité que les seuls chiffres.