La primaire de droite face aux petits entrepreneurs

La primaire de droite face aux petits entrepreneurs

Les candidats à la primaire de droite intervenaient le 17 octobre devant les petits patrons de la CGPME. Chaque candidat parlait séparément sur scène pendant 20 minutes, interrogé par 2 petits entrepreneurs, venant d’entreprises très variées, de vendeurs sur marché à 250 salariés.

Les deux petits candidats, Poisson et NKM, sont plutôt les plus intéressants, tout en évitant d’être caricaturalement à droite. Poisson, dans la lignée du catholicisme social, insiste sur le dialogue social et les syndicats, ne pense pas utile d’abolir les 35h et connaît ses sujets. Un futur ministre du travail ? NKM est la plus passionnée, repoussant aussi les lieux communs de droite.

Le Maire est une vraie déception. Une caricature de tous les lieux communs de la droite française depuis les années 80. Suppression de l’ISF, relèvement des seuils sociaux, fin des 35h, etc. Une caricature qui parle avec la conviction d’un robot. Seul moment un peu authentique, quand il parle des chômeurs de longue durée très éloignés du travail et de ce qu’il propose pour les réinsérer.

Juppé, c’est très mou et tout dans le registre du « yaka faukon ». « Il faut que les ministres restent 5 ans en poste ». « Il faut que les lois soient courtes ». « Il faut que les collectivités territoriales collaborent ». On a échappé à « il faut que Daesh se rende » mais de peu. Très mou.

Copé se croit toujours à la tribune d’un congrès de son parti. Tous les effets de tribune d’un congrès de parti. Notons quand même qu’il propose de baisser les charges (comme tous les autres d’ailleurs) et de compenser par une hausse de TVA. Exactement la ligne Hollande – Macron depuis 2012 avec un transfert massif des impôts des entreprises sur les particuliers. Et avec le résultat qu’on connaît.

Enfin Sarkozy. Du show avant tout. Quelques propositions du même tonneau que Copé ou Le Maire mais l’essentiel avec lui est plus dans le numéro que dans le contenu. Notons quand même un vrai beau plaidoyer pour l’Europe, expliquant que faire « péter l’Europe » serait une erreur funeste.

Peu d’idées neuves et peu de souffle. Le futur président était presque surement là et ce n’est pas trépidant.

Nota: Fillon était absent, à l’étranger.