La France de 2017 : l’Italie d’il y a 10 ans

Ça y est le suspense (presque) insoutenable est enfin levé: Nicolas Sarkozy va être à nouveau candidat à l’élection présidentielle.

François Hollande étant plus impopulaire que jamais, Nicolas Sarkozy a décidé de revenir car « la France a besoin qu’on lui donne tout » mais surtout car son ego ne digère pas de s’être fait battre il y a 5 ans. Entre les deux, il y a un profond mépris. L’un s’étant fait élire par rejet de l’autre, l’autre aimerait que la prochaine fois, ce soit à son tour d’être élu par rejet de l’autre.

Cela vous fait penser à quelque chose?

L’exemple italien est souvent intéressant. En effet, lorsque Romano Prodi, élu de gauche avait également adopté une vision socio libérale en réformant le marché du travail, il s’était coupé de l’électorat populaire et ouvrier.
Le camp d’en face, celui de Berlusconi, qui lui non plus n’avait pas accepté sa défaite quelques années plus tôt, avait lui aussi mis le paquet sur l’identité nationale en flattant les bas instincts du peuple.

Comment l’histoire s’est-elle finit ?

Berlusconi a été prié par les institutions européennes de déménager et Romano Prodi est certes encore contesté, mais demeure l’une des personnalités politiques italiennes les plus respectées et auxquelles on accorde une grande audace.

La France ne doit pas devenir l’Italie d’il y a une décennie.
La vita non è sempre bella.