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La citoyenneté, s’en saisir dès la rentrée

L’année écoulée s’est caractérisée par une effervescence politique assez inédite. Des élections en rafale qui ont donné au citoyen l’impression qu’il était dans une période électorale permanente depuis novembre 2016.

Depuis ce mois de novembre, où Emmanuel Macron s’est porté candidat (lançant sa campagne) et où la primaire de la Droite et du Centre a débuté (permettant le début d’un fort militantisme de terrain sur ce bord politique), la période électorale a été assez intense. Tellement intense qu’en approximativement huit mois de campagnes électorales, il y eut quatre tours d’élections et un engouement assez fort. De cet engouement il y eut des débats assez passionnants, tant sur les réseaux sociaux que sur les espaces dédiés (plateaux télévisions, cafés-débats) important des problématiques nouvelles sur le devant de la scène, avec pour exemple le revenu de base ou encore le vote électronique.

Progressivement l’engouement s’est un peu dissipé, laissant place à la fatigue. Cette fatigue a d’ailleurs pu se voir lors des élections législatives (les fameux troisième et quatrième tours), où les militants comme les électeurs faisaient signifier leur épuisement face à une année médiatico-politique constamment intense. Et Soudain ? Le débat s’arrête. Il y eut un vainqueur, des contentés et des mécontents. Depuis, les instances de débats sont closes, la période estivale jouant le rôle de pause dans la médiatisation politique. Le débat se résumerait aujourd’hui à des approbateurs contre les antagonistes du pouvoir en place tandis qu’il était un débat d’idées avant les élections. La période électorale aurait-elle au moins le mérite de nous faire discuter d’idées sans complexe ?

Alors pour que le débat reprenne, faut-il de nouvelles élections ? Pour qu’à nouveau des idées reviennent dans nos conversations pour corroborer à un débat sur la légitimité de dirigeants (de facto de son programme, appliqué ou non). Pour cette rentrée, il est donc urgent de remettre le débat dans les discussions et que chacun puisse se rendre dans des espaces de débats de différentes formes (joutes oratoires, concours d’éloquence, agoras citoyennes, cafés-débats). Il est plus que jamais temps de donner tort à cette citation de Frédéric Deville : « Les débats politiques se résument trop souvent à des dialogues de sourds pour pensées muettes. »

Les cafés-débats sont d’autant plus nécessaires qu’ils permettent d’échanger et de découvrir les idées (pas forcément médiatisées) de l’autre et de pas rester dans un cercle d’idées politiques bien trop souvent confortable. Les réseaux sociaux sont une chance de notre époque pour diversifier nos discussions et convier à des débats physiques. Comme le disait Bernard Werber : « L’important n’est pas de convaincre mais de donner à réfléchir. »

L’Institut des Citoyens présent dans 10 grandes villes de France, met en place ces espaces de débats et permettra à chacun de discuter de points de vue, aussi originaux que populaires.