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Histoire d’une démocratie despotique

La démocratie est un système politique dans lequel le peuple est souverain. Notre Ve République prévoit que nous ayons une démocratie représentative. Périodiquement nous portons au pouvoir des personnes censées représenter le peuple dans sa majorité. Ces « élus » sont porteurs de valeurs qui doivent transpirer au travers des décisions qu’ils prennent.

La loi travail, ou loi El Khomri, est une loi que « la droite » aurait votée sans hésitation (dans sa première version, et bien volontiers dans sa version actuelle). La « gauche » n’aurait jamais pu/du écrire un texte où sont reniés autant de fondamentaux des salariés. Le peuple ne veut pas non plus de cette loi. Que l’on soit pour ou contre n’est pas, n’est plus le problème!

Le problème est ailleurs ! Cette sombre mascarade démocratique nous fait toucher du doigt les limites d’un système qui est à bout de souffle. La droite aurait voté pour une loi qu’elle aurait pu porter et la gauche aurait dû voter contre, et au final chacun vote contre ses valeurs par pur calcul politique. Une tartufferie lamentable… Pour sortir, de ce bourbier, il n’est qu’une solution envisageable pour le gouvernement le 49.3 qui n’est qu’un acte d’autoritarisme forcené. C’est un mépris du peuple, et infantilisant à l’extrême pour le peuple.

« Vous n’êtes pas en mesure de comprendre ce qui est bon pour vous, alors ne vous en mêlez pas et laissez-nous faire. C’est pour votre bien ! »

Ce spectacle navrant n’est que l’illustration du fait que les politiciens tiennent bien plus à leurs postes qu’à leur conviction, et j’emploie le singulier à dessein… Ces gens ne représentent plus qu’eux-mêmes, sans aucune considération pour la morale ou la justesse  de leurs actions. Ils acceptent de siéger à l’assemblée avec des personnes condamnées, avec des personnes qui ne paient pas les impôts au motif de phobie administrative, des personnes qui ne paient pas leurs amendes,…

Alors mesdames, messieurs les députés, les sénateurs et oligarques de tous poils et de toutes origines, continuez, pour un temps au moins, votre tambouille politicienne infâme, mais ayez, au moins,  la décence de ne pas nous dire que vous souhaitez notre bien.