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Une guerre civile, sincèrement François ?

Dans un communiqué, le candidat de la droite, François Fillon, reproche au gouvernement de laisser la campagne électorale se dérouler dans « un climat de quasi-guerre civile ». Il mentionne les récentes manifestations d’opposition à certain.es candidat.es à la plus haute magistrature française, et notamment les concerts de casseroles à chacun de ses déplacements, citant également les manifestations contre la venue de Marine Le Pen à Nantes, ou encore le meeting perturbé d’Emmanuel Macron à Toulon.

Pour comprendre les propos de François Fillon, il faut toutefois rappeler ce qu’est une guerre civile. Wikipédia, s’appuyant sur le Dictionnaire de la terminologie du droit international, donne la définition suivante. « Une guerre civile est la situation qui existe lorsqu’au sein d’un État, une lutte armée oppose les forces armées d’un État à des groupes armés identifiables ». L’encyclopédie précise que ces combats doivent dépasser « la simple révolte ou l’insurrection ».

Cette définition est-elle applicable à la situation que connaît actuellement notre pays ? Cela semble tout à fait discutable. Aucun groupes ou forces armé.es ne s’affrontent à l’intérieur des frontières françaises. Toutefois, la France connaît un mouvement grandissant de révolte et d’insurrection, notamment à l’encontre des condamnables comportements d’une certaine population : dirigeants politiques, hauts fonctionnaires, mais aussi banquiers-ères, policiers-ères, gendarmes, etc. Le Dictionnaire de la terminologie du droit international précise que constater un mouvement de révolte au sein d’un Etat ne permet pas d’employer le terme de « guerre civile », qui est ainsi loin d’être une expression anodine.

François Fillon aurait-il tort ? Il semblerait que oui. Mais il semble également bon de constater ce mouvement grandissant d’insurrection dans notre République. De plus en plus de Français.es sont révolté.es par les comportements ignobles, sinon inhumains, de cette classe dont il est question. De plus en plus de Français.es souhaitent voir leur pays changer, souhaitent que la caste dirigeante s’en aille en redonnant le réel pouvoir au peuple, à qui il n’aurait jamais dû être enlever.