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Femmes actuelles

Il est assez complexe de comprendre l’ampleur et la diversité des relations et interactions humaines actuelles, et pourtant, la technologie, l’échange et le partage de savoirs en tout genre porteraient à croire que nous devrions être sur la bonne voie et le vivre ensemble devrait s’améliorer de jour en jour.

A coté de violences inter-ethniques ou raciales, une autre violence s’amplifie et se révèle de plus en plus : celle faite aux femmes, et elle n’en est pas des moindres. Selon l’INSEE, en 2014, 134 femmes seraient mortes en France sous les coups de leur conjoint, parmi elles, 118 auraient été tuées par leur partenaire officiel tandis que 16 l’ont été par leur conjoint dit « épisodique » (amant, petit ami). Ce chiffre, légèrement à la hausse par rapport à 2013 (129 femmes mortes dans les mêmes circonstances), n’est que la face visible d’un constat plus accablant : entre 2010 et 2015, 223000 femmes de 18 à 75 ans auraient été victimes de violences physiques et sexuelles, et 70% d’entres elles auraient subi des violences répétées. A coté de cela, 84000 femmes auraient été victimes de viols et d’agressions sexuelles, et selon le même sondage, 90% des agresseurs seraient des personnes connues des victimes.

Hormis le fait que ces chiffres soient révélateurs de la violence que beaucoup d’humains subissent de beaucoup d’autres, ils forcent à s’interroger sur la vision et le statut de la femme au sein des sociétés actuelles, en particulier au sein de la nôtre. Et en effet, beaucoup de choses sont à révéler à ce sujet et notamment la question de fond et de forme chez la femme.

Par opposition à l’homme, la femme a longtemps et majoritairement été représentée par le sexe dit « faible » à travers les temps et les civilisations. Utilisée principalement à des fins sexuelles afin de soulager les hommes d’antan et étant considérée comme « sous-homme » pendant des siècles, la femme a su se faire valoir, se faire respecter à travers les temps et les époques, prouvant alors sa capacité à s’imposer à travers la science, le sport, l’art, le savoir-vivre ainsi qu’à travers certaines activités jusque là exclusivement réservées aux hommes (pilotage d’avions et de bateaux, conduite de voiture, gestion d’entreprise, maintien de l’ordre…). Cette nouvelle image, démontrant une adaptation certaine et une grande capacité à gérer certaines contraintes sociales, prouve bien que la femme est susceptible de relever autant de défis que l’homme, de penser, de raisonner et de décider aussi bien que lui tout en occupant un rôle de mère, de sœur, de femme ou de fille. Et tout cela s’avère être très intéressant car révélateur, révélateur d’une nouvelle vision que les hommes devraient porter à l’égard des femmes non pas seulement pour leur humanité certaine mais aussi pour cette aptitude et cette adaptation à la société et aux défis sociaux actuels. Le fond l’emporterait-il alors sur la forme?

Bien que cette « révolution » féminine ait été diffusée à travers la majorité des sociétés actuelles, il reste néanmoins que l’évolution des sociétés ainsi que la mondialisation des services et des échanges n’ont malheureusement pas permis de stopper les violences faites aux femmes et les harcèlements subis par nombre d’entre elles. A défaut de forcer la femme à se soumettre aux besoins sexuels de la gente masculine, aujourd’hui c’est une image et des systèmes plus à la mode et plus tendances que certains utilisent à des fins diverses.

En effet, à l’instar du Hip-hop, de la TRAP ou du Rap, l’industrie musicale -favorisant de plus en plus une image et des expressions assez osées de la femme- se nourrit de clichés,souvent provocateurs, afin d’assurer la mise sur le marché et la réussite de bon nombre de productions.Idem pour l’industrie du Sexe qui aujourd’hui ,en phase avec certains gouvernements tels que la Hollande ou l’Espagne et certaines lois gouvernementales, se veulent être plus accessibles et attractives aux yeux des gens et en particulier aux yeux des hommes, mettant en place une diversité de maisons closes et de réseaux de prostitutions afin de subvenir aux besoins de l’homme et de normaliser le système d’offre à la demande.

Dans toute cette série de phénomènes, l’impact sur la « traite » des femmes et les violences subies par ces dernières est le suivant : l’Histoire et l’actualité ont prouvé que ni maisons closes (endroits où la femme est clairement considérée comme de la chair servant à assouvir les besoins sexuels des « clients ») ni prostitution ni même Industrie porno n’a limité ou éradiqué la misère sexuelle. Pire : elles ont même créé et permis de véhiculer de nouvelles idées et de nouvelles formes d’agressions morales chez des hommes généralisant ces phénomènes sociaux au reste de la société.

Le plus étrange est que malgré la variété et la diversité des systèmes mis en place afin de faciliter et d’améliorer les relations humaines entre hommes et femmes ( divers sites de rencontres, conférences, meetings , associations de défense de droits, lois et décrets pour la défense des droits des femmes…) il reste néanmoins que les violences et agressions (très souvent sexuelles) restent vives au sein même de la société atteignant les plus hauts fonctionnaires de l’Etat, censés combattre ce fléau. En effet, l’affaire dite « Baupin » en référence à Denis Baupin- député EELV et vice-président de l’assemblée nationale- accusé d’avoir harceler et agresser sexuellement plus de 8 de ses collègues (femmes) révèle alors que les violences et harcèlements subis par les femmes ne sont pas un problème simple à combattre. Il n’y aurait donc pas de « formules magiques » ou de « facilités sexuelles » à proposer à la société pour que ces violences et que la misère sexuelle cessent. La vraie solution, le vrai constat à faire est le suivant : celui de savoir sous quel point de vue voyons nous la femme (fond ou forme). Et toute la différence est là, alors que certains la voient comme une émancipation, une complémentarité, une diversité, une entraide, une complicité (fond); d’autres ne voient qu’un assouvissement sexuel, qu’un corps doté de formes et de rondeurs (forme), qu’un être faible conçu pour la seule fonction de Gestation qu’il occupe et qui – quelque soient les circonstances- restera comme tel. Nombreuses sont les dérives apparentes au sein de la société confirmant bien l’hostilité de beaucoup d’hommes à l’égard des femmes, allant de la misogynie déclarée en passant par le harcèlement verbal au métro ou dans la rue, l’insulte, jusqu’à l’abus et les agressions sexuelles. Ces dérives, très graves, seraient elles donc le reflet d’une société en conflit avec ses propres lois et libertés ou tout simplement l’incompatibilité de vie en symbiose de certains hommes avec la féminité et la gente féminine ?

Si la première des hypothèse est vraie, alors tout serait à revoir et il n’y aurait donc pas de solution logique. Quant à la deuxième hypothèse, si celle ci s’avère être vraie, alors faudrait il peut être durcir la loi pour les personnes avérées être dangereuses et hostiles à l’égard des femmes ?  laisser encore plus ces dernières s’exprimer et imposer le respect que leur doit au sein de la société ? Dans le (fond) tout n’est que respect et vision de la femme. Maison closes, prostitution, chantages sexuels, misogynie ne riment malheureusement pas avec cela. Connaissance et Reconnaissance sont à prendre en compte afin de mieux voir et de mieux savoir l’ampleur de la valeur des femmes. Pour un respect et une égalité certaine entre hommes et femmes, il se doit donc de respecter et d’égaler son ou sa prochaine quelque soient les circonstances et donc d’éviter que cette dernière soit considérée tel un objet ou simplement de la chair pour hommes comme le diffusent et le revendiquent malheureusement si bien certains établissements, ou par certaines manœuvres ou mœurs commerciales réduisant et dévalorisant clairement l’image de la femme et de la féminité. Car avant toute chose, avant tout homme névrosé, pervers narcissique ou sexuel, haineux de la supériorité de certaines femmes par rapport à sa propre personne, de la liberté, de l’épanouissement et de la réussite de ces dernières, il y a…une femme sans qui il ne serait pas et pour laquelle il devrait clairement se voir inférieur. Le fond l’emporte sur la forme.