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Faire évoluer sa pensée politique sur internet

Les géants du web analysent à l’aide d’algorithmes notre activité sur internet, ils étudient et utilisent chacune de nos manipulations informatiques. Ils connaissent les sites que nous visitons, quel type de plateforme est utilisé, nos données de localisation mais aussi des information beaucoup plus personnelles comme les personnes avec qui nous parlons, les sujets que nous traitons ou encore notre degré de politisation.
Les résultats de nos recherches sur Google sont filtrées, notre fil d’actualité Facebook aura plus tendance à afficher les publications d’amis ou de pages qui sont plus susceptibles de nous plaire, qui correspondent plus à nos idéaux. C’est une réalité, aujourd’hui internet ne nous affiche que ce qu’il juge bon de nous montrer en se basant sur nos recherches et sur nos intérêts passés. Il devient donc difficile de faire évoluer sa pensée quand des algorithmes contrôlent ce que nous voyons et finissent par nous cloître dans nos propres avis.

Si on suit cette logique, surfer sur internet nous empêche d’évoluer dans notre pensée politique puisqu’il ne nous montre que ce qui n’entre pas en désaccord avec nos convictions. Un partisan des Républicains aura beaucoup moins tendance à voir dans son fil d’actualité Facebook une publication en rapport avec Jean-Luc Mélenchon qu’une personne ayant été catégorisée par les algorithmes comme quelqu’un de gauche. De la même manière, un tri est effectué dans les amis. Si certains d’entre eux ont des opinions qui entrent en conflit avec les nôtres, les algorithmes de Facebook tâcheront de ne pas nous présenter leurs publications au profit de celles qui seront susceptibles de provoquer une interaction. C’est un peu comme si on lisait le Figaro ou Libération sans voir que ce sont des journaux de droite ou de gauche.

Il est aujourd’hui possible d’éviter cet auto-endoctrinement forcé en utilisant la navigation privée pour rechercher par exemple ou en supprimant les cookies, en limitant le nombre de j’aime sur Facebook qui limite de plus en plus la diversité des publications affichées. Il faut aussi ne pas hésiter à régulièrement consulter le profil du vieil oncle xénophobe familial pour ne pas rester dans sa bulle.