Diktat et Démocratie

Depuis la déclaration du projet de loi « El Khomri » le 24 mars 2016, une cascade de phénomènes sociaux vit le jour, gravitant principalement autour du bras de fer opposant des décisions gouvernementales aux réactions populaires. Pendant ce temps la colère sociale monta, les affrontements entre policiers et manifestants se multiplièrent et s’ensuivirent plusieurs interpellations chaque jour lors de sit-in « nuit debout » ou pendant des manifestations pour le rejet de la très probable « future » Loi Travail, loi décidée uniquement entre membres du gouvernement afin de mieux cadrer et exploiter les actuels et futures salariés au profit d’employeurs, d’organismes et d’organisations visant à augmenter leur propre chiffre d’affaire.

Cette même cascade de réactions (scandalisant les représentants d’une république où l’estime du citoyen se veut être sacrée) suscita quant à elle une nouvelle vague de réactions…scandaleuses à leur tour.

En effet, Nicolas Sarkozy, traitant les manifestants de nuit debout de « sans cerveau » s’oppose lui, ainsi que ses comparses, aux manifestants et demandant ainsi à ce que ces derniers aient un projet de loi conforme et adéquat aux attentes de la société, tandis que les chaînes d’information ( ou de désinformation pour certains ) défilent en boucle les violences invitant à tour de rôle la classe politique qui ne trouve d’autres solutions que d’accuser les fameux « casseurs » et de trouver plus de moyens ainsi qu’une meilleure logistique – manu militari – afin de les combattre. Enfin à cela s’ajoute la résolution 49.3 – résolution faisant passer de force la future Loi Travail – annoncée par Manuel Valls en cas d’échec des négociations salariales entamées, menaçant alors toute liberté d’expression et d’opposition du citoyen face à la volonté gouvernementale.

Face à cette situation alarmante, révélant d’un profond rejet de la société à l’égard des décisions prises par le gouvernement en place et au diktat sous apparence démocratique de celui-ci, la question serait donc de savoir par quel biais la volonté populaire serait sérieusement prise en compte afin d’éviter toute montée de violence et ainsi de répondre favorablement aux besoins et aux souhaits des citoyens.