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De la responsabilité du citoyen, le cas Medhi Meklat

Février 2017, le chroniqueur Medhi Meklat est découvert Tartuffe. Des tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes publiés entre 2011 et 2015 ressortent d’outre-tombe. Tout aussi surprenantes sont ses « excuses » sur son profil Facebook. Décodons cette duplicité.

Première excuse, ou celle du « Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice ».

Docteur Jekyll et M. Hyde ? Syndrome à la Dexter ? Cas de schizophrénie ? Medhi Meklat plaide le double maléfique.

« J’ai trouvé un pseudo : Marcelin Deschamps (…) Mais rapidement, il est devenu un personnage de fiction maléfique », « Mehdi n’a pas su contrôler Marcelin », « Dans la vie réelle, il n’existe que Mehdi, Marcelin lui ne prenait corps uniquement sur les réseaux sociaux ».

Pour se défausser de sa responsabilité, Medhi Meklat semble se faire ici la victime tragique de sa propre fable. Romancer sa culpabilité, un chemin vers l’innocence ?

Seconde excuse, ou l’« On n’est pas sérieux quand on a … »

« En 2011, j’avais 19 ans (…) Il était con. Mais quand on a 20 ans, on aime les interdictions pour pouvoir les franchir ».

Peut-on permettre les discours de haine sous prétexte de la jeunesse ?

Troisième excuse, ou la faute de la modernité.

« Twitter était alors un Far West numérique ». Si l’usage détermine la qualité d’un outil, plus que l’outil en lui-même, Twitter n’est un Far West que pour celui qui le souhaite. Twitter, et plus largement l’espace numérique, devient alors un moyen permettant à son utilisateur un rapprochement avec son désir (caché). Défouloir du refoulé pour un Medhi Meklat masqué.

Ceci pour rappeler la responsabilité du citoyen. Les devoirs des citoyens les uns envers les autres sont de nature juridique et morale. En plus du respect des lois, chacun a le devoir de faire preuve de civisme et de civilité. A défaut de nous servir des couleuvres, Medhi Meklat pourrait se reconvertir : tant de candidats à la présidentielle sont mis en difficulté qu’ils pourraient trouver en ce chroniqueur une plume pour leur défense.