De la légitimité en politique

Alors que certains se découvrirent reines ou rois début janvier à l’occasion de l’Epiphanie, d’autres, plus gourmands, souhaitent aujourd’hui conquérir l’Elysée. Mais là, point de galette, point d’heureux hasards pour suffrage. Tout se joue dans l’agora politique sous le tapage médiatique. Et c’est ainsi que fin janvier certains ont pu aller voter à la primaire de la gauche. Mais de cette guerre des deux roses, une question soudain se pose : d’où le politique tire-t-il sa légitimité ?

En démocratie, il est d’usage d’élire ses représentants. Le politique tire donc sa légitimité de l’élection, sorte de nœud gordien que les citoyens sont invités à trancher. De ce choix, un champion, que l’on doit en conséquent « estimer ». On peut dire alors deux choses : la légitimité s’acquiert, d’une part, de la capacité du prétendant à vouloir convaincre et persuader (charisme), et se trouve, d’autre part, renforcée dans son élection par la légalité de cette dernière.

Cette reconnaissance sociale est si vitale pour le politique qu’en étant mésestimé ce dernier pourrait perdre toute légitimité à représenter. C’est ce que révèle l’affaire PénélopeGate. Le candidat LR navigue depuis peu en eaux troubles. Au chant de quelques sirènes (enchaînées), des écueils émergent et pointent dangereusement. L’opinion devient alors plus mouvante. Le candidat tiendra-t-il la barre ?

Aux Etats-Unis, Trump, lui, tient son cap… Pourtant, il fait face à une opposition hostile à ses premiers actes. Comment alors gouverner si l’on n’est pas estimé ? Pire ! Quand le pouvoir ne vous a pas été dévolu par la majorité ?

Ce qui légitimerait le politique ne serait-il pas plus sa capacité à dominer ? Car s’il y a bien une chose que nous enseigne cette dernière semaine de janvier c’est bien la capacité des politiques à s’imposer face à leurs adversaires politiques, aux évènements ou à l’opinion. Max Weber le définissait ainsi : « Le pouvoir a toute chance de faire triompher (…) sa propre volonté, même contre des résistances ; peu importe sur quoi repose cette chance » (Economie et société, 1921). Même si pour cela certains ont recours à l’alternative fact