Burkini : le conseil d’État doit trancher

Pour ne pas changer l’actualité, depuis quelques jours les médias ont tous ou presque en première page le mot « burkini », ou comment une simple tenue de bain arrive à bouleverser la France entière.

Entre atteintes à la pudeur, ou encore aux libertés individuelles pour en venir à la laïcité, le burkini fait rage . Ce n’est pas une simple tenue, pour certains elle choque parce qu’elle est « très couvrante de nature à porter atteinte aux convictions ou l’absence de convictions religieuses des autres usagers de la plage » et peut « être ressenti comme une défiance ou une provocation exacerbant les tensions ressenties par la population ». (Source 20 Minutes)

C’est pour cela que beaucoup de communes de la Côte d’Azur l’on interdites par arrêtés municipaux, validés par le tribunal de Nice. Or au même moment en Australie la Commonwealth Bank autorise le port du voile par leurs employées comme faisant partie intégrante de leurs uniformes. Ce que beaucoup d’autres entreprises ont fait elles aussi . À côté de sa la France pays des droits de l’homme paraît légèrement en retard, ce que le Times a d’ailleurs souligné en début de semaine en ayant comme gros titre en première page :  » face au terrorisme la France a trouvé la solution : interdire le burkini » . Titre très ironique mais efficace : ils nous poussent à réfléchir sur « l’importance » de tout ce remue-ménage, notamment le fait que l’État interdise à ces citoyennes de couvrir leurs corps.

L’interdiction du burkini a d’ailleurs été soulignée comme portant atteinte aux libertés individuels par plusieurs associations, qui ont fait appel à celle-ci ce sera donc le conseil d’État, qui tranchera vendredi sur la question. À la veille des élections présidentielles de 2017, « le burkini » est aussi vu comme un coup politique à jouer, d’où les diverses interprétations des articles sur le sujet, et les réactions des personnages politiques qui poussent à débat (notamment celle de Manuel Valls qui aurait « compris » les maires ayant interdit le burkini), malgré cela ce serait plutôt au peuple de s’exprimer sur le sujet plutôt que des dirigeants agissant avec leurs propres convictions.