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Benoît Hamon et la révolution numérique

Benoît Hamon a affirmé que la révolution numérique risquait de nous faire perdre 10% des emplois” d’ici 2025, pour certifier ses dires, il s’appuie sur une étude de l’OCDE au sujet du travail dans une économie numérique.

Le candidat à la présidentielle ne se trompe pas dans le sens où la désindustrialisation en France a contribué à une bipolarisation de l’emploi : d’un côté on trouve des emplois très qualifiés avec une demande faible, et d’un autre les emplois demandant peu de qualification. Ces derniers sont les plus menacés par les nouvelles technologies numériques qui possèdent des qualités qui les rendent bien plus légitimes dans la réalisation des tâches routinières et difficiles. En revanche elles remplaceront difficilement l’homme dans des métiers demandant un sens poussé dans la création, dans le leadership ou encore la réflexion.

Si l’on veut changer notre vision sur cette révolution numérique qui est inévitable à l’heure de la rentabilité, des réformes sont à mettre en place, malheureusement le revenu universel ne suffira pas pour compenser la perte d’un travail. Lorsque les indemnisations ne suffisent plus pour combattre le chômage, la formation devient donc un enjeu majeur pour les jeunes qui arrivent dans le monde du travail tout comme les personnes remplacées par les machines. Malheureusement, la formation continue telle qu’elle existe aujourd’hui ne profite qu’aux hauts potentiels et risque d’accentuer les inégalités plutôt que de les réduire, il faut donc trouver une solution alternative.

On peut remarquer que depuis quelques années l’auto-entreprenariat est de plus en plus présent et laisse plus de place aux travailleurs pour gérer leurs propres compétences. Cette solution leur permettrait de renouveler leurs connaissances tout en gagnant leur vie. De plus le salaire universel deviendrait réellement utile car il encouragerait les travailleurs à se lancer parce qu’une sécurité subsiste toujours, associer cette idée avec de nouvelles réformes favorisant l’auto-entrepreneur pourrait permettre de profiter pleinement de cet élan technologique pour réduire considérablement le chômage.