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7 mai 2017

Le débat du 3 mai dernier sonnait le désenchantement de cette élection présidentielle dans le cœur des Français.

Le traditionnel débat télévisé entre les candidats du second tour passionne depuis ses débuts. A travers le petit écran, l’affrontement rhétorique qu’ils donnent à voir présidentialise l’un ou l’autre des finalistes. On assiste en direct à la naissance d’un monarque républicain. Par ailleurs, tout un chacun prend plaisir à guetter la petite phrase ou le bon mot qui marque et flatte les esprits par son intelligence. Alpha et oméga de la présidentielle, cette formule résume la campagne écoulée et in fine en indique la fin. Si le débat ne détermine pas, ou très peu, le choix de l’électeur, il renforce néanmoins sa détermination à voter.

Le 3 mai dernier, les Français sont désabusés. Le débat ne porta pas la dignité attendue durant une présidentielle. « La petite phrase ou le bon mot » est une logorrhée assassine et calomnieuse, si ce n’est vulgaire et impertinente. Marine Le Pen, tout particulièrement, a montré, non pas son incompétence à gouverner mais sa volonté à demeurer dans l’opposition. C’est là que plongent les racines de son pouvoir politique, menacées par des loups à l’affût dans son propre parti. Gouverner serait un tel échec qu’elle ne s’y risque finalement pas. Elle l’a voulu pour sa propre survie politique et fait d’Emmanuel Macron le vainqueur de ce débat d’entre-deux-tours.

« Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique » affiche ma carte électorale. Alors que nous sommes trop peu à la remarquer, elle nous rappelle le pacte social rousseauiste établi au sein de notre V° République. Vivre dans une république, même imparfaite, engage des devoirs et me fait jouir de droits. Être citoyen le 7 mai, ce n’est pas un acte moral (isateur), c’est un acte civique. Qu’importe votre choix, qu’il soit partisan ou non, blanc ou nul : il ne concerne que vous. Mais, prenez cela à cœur car votre vote engage aussi le destin d’une nation.

A voté.